En onze éditions, Astropolis
aura résisté aux coups de boutoirs de l'ordre moral, à la répression
administrative et sécuritaire, aux bouillons climatiques et financiers,
aux promoteurs indélicats… Toujours debout, et plutôt égrillard,
Astropolis défend sa conception de la fête totale, sublime, rédemptrice,
qui en a fait le premier événement électro de France
: Une prog électro jouissive, dérangeante,
mêlant découvertes et pointures, crossover permanent entre les genres
avec des scènes house, techno et hardcore, incursions dans la pop,
le punk et l'électronica…
Fidèle à l'esprit do-it-yourself de la rave des débuts, Astropolis
confirme ses choix militants : le festival offrait cet été
une scène entière au label de Detroit Underground
Resistance, et accueillait le village
du Folklore de la Zone Mondiale,
espace de propositions alternatives.
Quatre jours durant, l'esprit d'Astropolis contaminait la ville
entière : concert géant et gratuit au port de commerce, doux après-midis
électros au Centre d'Art Passerelle, Astro-Boum pour les kids, invasion
des lieux nocturnes, dont le mythique Cabaret Vauban et l'Astroclub,
avant la déflagration finale dans le parc centenaire du manoir de
Keroual !
Cet été, plus que jamais, Astropolis ralliait
sous sa bannière les militants de la fête, les résistants du plaisir,
les adeptes convaincus du lâchage absolu, pour quatre jours
de fête sublime, estivale, débridée!
LA RÉTRO EN IMAGES, tant attendue, est par
ici >>> 15 000 teuffeurs sur le port de commerce, 17 000 au Manoir
de Keroual, Passerelle et les clubs de Brest blindés... Cette année,
c'est vrai, on a joué et dansé serré. Une édition
apocalyptique, bordélique, surchauffée, pendant laquelle on a
dansé jusqu'à épuisement, hurlé comme des possédés, versé une larme nostalgique,
parlé à n'importe qui et embrassé un peu tout le monde...