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ELECTRO BAMAKO
[Concert - Métissage électro-africain / Fr + Mali]
Jeudi 4 Août
2005 / 18h-00h / Gratuit
Jeudis du Port
Détails
pratiques >>>

Électro Bamako est une collision-collusion
électro-africaine entre Marc Minelli, havrais de souche, biberonné
au gros son rauque et à la chanson pop, et Mamani Keïta, native
de Bamako, élevée dans la tradition bambara que lui chantait sa
grand-mère. Le son des grandes villes et celui de la terre s'équilibrent
dans une version personnelle et trafiquée de la world music.

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A priori, ils n'étaient
pas programmés pour se rencontrer. "Je n'étais pas du tout familière
avec la musique électronique", dit Mamani. "Je ne connaissais rien
ou presque de la musique africaine, je n'étais jamais allé à Bamako",
lui répond Marc. Mais voilà, la chair n'est pas informatique. Voici
pourquoi tous deux se sont réunis dans ce projet autour de l'idée
de "musique sans frontières", si ce n'est celle de donner un cadre
à leurs envies. Tous deux sont donc allés voir ailleurs s'ils y
étaient tous deux s'y sont retrouvés comme jamais, comme toujours.
Chacun a fait le voyage avec dans ses bagages le savoir-faire et
les partis pris acquis, avec surtout, l'envie de découvrir l'autre
pour sans doute mieux se reconnaître soi-même. Il a bien fallu apprendre
à s'écouter. "Nous avons des manières différentes de compter la
musique, de se placer sur le temps. Mamani s'appuie sur la caisse
claire tandis que moi, je chante sur la grosse caisse. Nous avons
dû nous arranger." Et en avant la musique.
Lui a joué du sampler "en prenant soin de respecter le texte, le
sens original, en ne trahissant surtout pas le propos avec les machines".
Elle a livré une collection de dix chansons, avec sa voix haut perchée
et la guitare de son fidèle Djelly Moussa bien placée. Il s'est
attaché à "raccourcir au maximum, à sculpter la matière sonore"
sans jamais perdre le fil de la voix, en la percutant du rythme
des séquences, en la frottant aux samples.
Au final, après trois ans, de copier et décoller en aller et détour,
la rencontre du troisième type s'est produite. Nourrie de fantasme
et de confrontations, sensuelle mais jamais consensuelle."
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